En marge de la deuxième journée de la Semaine des As, les présidents du Mans, du Havre, de Nancy et de Roanne ont tenu à marquer leur opposition à un retour à 18 clubs en Pro A, sujet évoqué ces derniers jours dans la presse. " Nous parlons également avec le soutien des clubs de Brest, Hyères-Toulon, Villeurbanne, Strasbourg et Orléans " a précisé le président du Mans, Jean-Pierre Goisbault. " Nous voulons marquer notre volonté de dire non à ce qui a été écrit dans la presse au sujet d'un passage de la Pro A à 18 clubs " a précisé d'entrée Goisbault. " Cette initiative n'est pas faîte pour faire grandir le basket, ce sport que nous aimons tant. Mais elle répond à des intérêts personnels. Pour répondre à l'argument de l'importance d'avoir des clubs historiques en championnat, si on part de ce principe, il faut faire revenir Bagnolet, Limoges, Denain ou Berck " a poursuivi dans un sourire le président manceau. " Prenons plutôt exemple sur le rugby qui a su faire sa révolution et qui a maintenu le cap."
Second argument avancé par les clubs qui désirent ce retour à 18, la possibilité d'enregistrer deux recettes supplémentaires. " Pour prendre l'exemple de Gravelines, a u total quand on retire les coûts d'organisation, ça représente 0,3% du budget du club. Quand à l'argument concernant la Liga ACB qui compte 18 clubs, chacun d'entre eux possède une salle d'au moins 6500 places et de budgets supérieurs à 4 millions d'euros. Nous devons sauver ce qui reste de la superligue. Essayons de faire grandir le basket car il n'a pas la place qu'il mérite."
Si tous ne sont pas obligatoirement opposés à un retour à 18 clubs, c'est le moment choisi qui est remis en cause. " On ne peut pas changer les règles en cours de championnat " a renchérit Christian Fra, le président du SLUC. " C'est indécent ".
Au final si un changement doit se produire, la décision sera prise soit par le comité directeur de la Ligue National de Basket ou lors d'un débat organisé lors de l'assemblée générale de la LNB au mois de juin à Marcoussis.