Le n°1 de la conférence Est face au numéro 1 de la conférence Ouest. Boston face à New Orleans. Voilà un véritable choc au sommet entre deux formations qu'on attendait pas à pareille fête début novembre.
Un choc qui a tenu toutes ses promesses et qui a confirmé combien les Celtics seraient difficiles à battre en playoffs. Vainqueurs 112-92, les hommes de Doc Rivers ont une arme fatale pour faire la différence : la défense.
Cà peut paraître basique de dire ça, mais les Celtics ont cette capacité à pouvoir élever leur niveau de jeu défensif à n'importe quel moment de la partie, pour creuser l'écart.
Cette nuit, le tournant du match se situeau milieu du troisième quart-temps. Le match est équilibré comme le prouve le score (69-68) pour Boston. Garnett, qui vient de se faire enrhumer par West, réunit ses coéquipiers. Il leur dit un truc du genre "Maintenant, on défend comme des chiens!".
Six minutes plus tard, le score est passé à 90-75 avec un 12-0 pour les Celtics. Les Hornets sont asphyxiés. West ne touche plus un ballon. Rondo tient tête à Paul, et c'est le tandem Allen-Pierce qui alimente la marque.
Lors des deux derniers quart-temps, les Hornets ne vont inscrire que 32 points. C'est moins que leur total dans le deuxième quart-temps (36).
"Tout commence par la défense. C'est ce que nous nous sommes rappelé au début du match" confie un Pierce impeccable avec ses 27 pts, 9 pds, 6 rbds, 13/13 aux LF.
Symbole de cet effort défensif, Garnett (21 pts, 13 rbds) limite West à 14 pts, et il commente sa performance. "A l'aller, David (West) nous avait mis 37 points. Je l'avais pris pour moi. Alors ce soir, j'ai tout donné. Je ne voulais pas qu'il passe. Dans ma tête, je m répétais de rester agressif sur lui".
Au-delà du fait de s'imposer face au numéro 1 de la conférence Ouest avec un écart de 20 pts, les Celtics réussissent l'exploit de gagner au moins une fois face à toutes les franchises de la ligue. C'est une première pour eux depuis 1981.