Egaler son record de points dans deux matchs d'affilée. Voilà un exploit qui n'est pas banal, et il est signé Mike Dunleavy Jr, auteur de 36 pts face à Toronto vendredi, et dimanche face à Milwaukee.
Le fils du coach des Clippers aura donc mis 6 ans pour s'imposer dans la ligue, et c'est à Indiana, avec Larry Bird comme président, qu'il retrouve ses qualités d'all-around-player qui avaient fait de lui en 2002 le n°3 de la draft, à sa sortie de Duke.
On connaît la suite. Aux Warriors, dans un système peu structuré où les qualités athlétiques prennent le pas sur la tactique, Dunleavy Fils ne s'éclate pas, et après quatre ans et demi sans éclat, il est transféré aux Pacers.
Là-bas, il revit. En l'absence de Jermaine O'Neal et de Jamaal Tinsley, il a pris ses responsabilités et le voilà qui tourne à 18.2 pts, 5.4 rbds et 3.4 pds de moyenne dans un rôle d'arrière-ailier à tout faire. Parfois shooting guard, parfois ailier-fort, Dunleavy s'éclate et les Pacers restent en course pour une place en playoffs.
Mais si le garçon prend du plaisir et fait gagner son équipe, il affiche quelques signes de faiblesse. Face aux Bucks, il n'a joué que 34 minutes.
"J'étais crevé, et j'ai demandé à sortir" déclare-t-il. Il avait déjà rejoint le banc en première mi-temps, cette fois-ci, après avoir pris un coup involontaire dans la lèvre de la part de son coéquipier Danny Granger.
"Je n'arrête pas de prendre des coups cette année. A chaque fois, ça saigne. Je dois avoir la peau fine des Irlandais" confie Dunleavy.
La peau mais aussi le coeur, et Larry Bird ne lâchera pas un joueur de cette trempe.