Poussés à la prolongation par les jeunes Serbes, les Champions d’Europe se sont imposés en se faisant peur. Mais la victoire et là (68-67).
Avec comme souvent une défense à toutes épreuves, les Grecs prennent le match en main (10-3, 6e). Les jeunes Serbes parviennent péniblement à revenir au score (19-16, 13e). Mais l’expérience des coéquipiers de Papaloukas n’a pas d’égal. Et les Grecs continuent leur petit bonhomme de chemin tranquillement mais sans toutes fois être très décisifs (24-20, 17e). En face, les copains de Gurovic jouent pleinement leur chance avec un dunk d’Erceg en contre-attaque (26-26, 19e). Les équipes rentrent aux vestiaires avec un score de parité (31-31).
Les Serbes culottés font plus que résister puisqu’ils passent même devant à la 22e minute (31-33). Cela devient très dur de marquer, mais les Grecs reprennent les commandes par Ntikoudis (39-35, 27e). Milicic tient les Serbes à flot presque à lui tout seul (40-38 à la fin du troisième quart temps).
L’insouciance des Serbes tant en attaque qu’en défense fait douter les Champions d’Europe (42-42, 33e). Plus personne ne trouve le chemin du cercle tant en drives, qu’aux shoots ou qu’aux lancers francs. Même Papaloukas fait deux « air-ball ». Pendant ce temps Milicic, après deux lancers de Jaric, enfonce le clou dans la peinture et permet aux Serbes de faire le break (46-42, 36e). Diamantidis décoche une flèche à trois (48-47, 38e). Il n’y que 3 points d’avance pour les Serbes à une minute dix-huit seconde (51-48). Ntikoudis à 6,25 entretient l’espoir pour Hellas à une minute de la fin de la rencontre (51-51). Gurovic fait faute sur Diamantidis qui inscrit ses deux lancers. 53-51 pour la Grèce à 25 secondes du terme. Tsartsaris n’inscrit qu’un lancer (54-51 à 14 secondes). On croit le match plier lorsque Ntikoudis va dunker à 5 secondes de la fin du match (56-53) mais ce diable de Gurovic balance la balle à 9 mètres en total déséquilibre sur un pied. La balle s’écrase sur le panneau et rentre au buzzer. Les deux équipes vont en prolongation (56-56).
Pendant la prolongation, Gurovic sort pour 5 fautes. Et c’est Jaric qui égalise à 63 partout. Ntikoudis lui rend la monnaie de sa pièce (68-67) et soulage finalement son équipe qui s’impose au terme d’un match crispant. Dommage pour les Serbes qui se sont bien battus.