Dans un match d’une solidité à toute épreuve, Nancy a repris sa marche en avant, en atomisant Roanne à Gentilly. Dans le même temps, Vichy a sorti les crocs pour la 8ème fois. Villeurbanne en fait les frais…
C’est donc Nancy qui profite de ce faux pas Lyonnais. Les Lorrains en pulvérisant le champion de France à Gentilly récupèrent leur première place de pro A. Seuls au monde. Et c’est bien mérité au vu de ce match phénoménal de la part de Nancy. 85-58. Belle revanche de Bercy. A la pause, les choses étaient déjà bien décantées pour le SLUC (41-31) qui parvenait à cadenasser Salyers de belle manière. Downdell (16 points et 7 passes), ainsi que Julian (17 points et 13 rebonds) ont été les principaux artisans de cette victoire canon qui permet aux nancéiens de voir venir le choc des chocs avec l’ASVEL le week end prochain plus sereinement.
Vichy sort les pieds de l’eau froide. Et de quelle manière ! Après deux revers consécutifs, les promus se sont offert le scalp de l’ASVEL après un match torride. Jimal Ball (27 points) s’est une nouvelle fois montré à son avantage pour rebondir lors de la prolongation. A 58-50 en leur faveur, les locaux n’étaient qu’à un pas de la sensation. C’était sans compter sur un panier bonifié de Foirest, et un coup de massue de Conley dans la dernière minute. 63-63. Prolongations. On pensait les Vichyssois meurtris, physiquement atteints. Il n’en fut rien. Vichy va cueillir une huitième victoire cette saison, et laisse le leader sur le carreau.
Strasbourg, non sans s’être fait quelques grandes frayeurs, empoche une quatrième victoire consécutive. Le bilan des Alsaciens est désormais neutre (6-6). Face à Hyères Toulon, les Strasbourgeois sont passés par les stades de la facilité dans un premier temps, puis de la crispation en fin de match. Toulon lâche en effet du lest dans la première période. 48-31. Les sangsues de pro A ne sont pas à hauteur de leur réputation. Mais en seconde période, les Varois remettent les pendules à l’heure et reviennent dans la rencontre. Avec 23 points et 9 rebonds, Tony Williams a porté son équipe vers le hold up. Mais Giffa (18 points) et les siens ont conservé le point qui fait toute la différence (80-79). Caramba, encore raté pour Toulon !

John Cox (Le Havre)
Première à Paris ! Les joueurs de la capitale se sont inclinés à domicile. Et c’est Le Havre qui vient réaliser l’exploit. 96-101. Match très offensif, marqué par la performance individuelle de Jurica Golemac, qui compile 27 points, 6 rebonds et 9 passes pour 36 d’évaluation. Pas suffisant pour les Parisiens qui avaient pourtant entamés le match par le bon bout (32-26), avant de laisser filer la victoire lors de l’ultime quart temps. Mais si Golemac a réalisé une performance sublimissime, n’oublions pas John Cox. Le Havrais a explosé également les stats avec 32 points, 7 rebonds et 6 passes.
Chalon sur Saône en pénurie de victoires a enfin trouvé la solution miracle. En dominant facilement Orléans (78-61), les Chalonnais ont repris confiance. 46-22 à la pause. Où sont les Orléanais, qui surfaient jusqu’alors sur la vague du succès ? En tous cas, ils n’ont jamais été dans le match du côté du Colisée. Barrett et ses 27 points ont pesé lourd face à un effectif visiblement fatigué. Chalon sort de la zone rouge. Beugnot respire un peu mieux…
Tout comme les Dijonnais qui ont cueillis à la maison un troisième succès cette saison. A la peine, Gravelines déçoit une fois de plus. Avec le cœur, Maleye N’Doye (25 points) et ses coéquipiers ont été cherché une victoire déterminante pour le maintien. 85-79.
C’était quasiment écrit sauf miracle, Pau est retombé dans ses travers à l’extérieur, et confirme que la guérison sera longue. Très longue. Dépassés à Cholet, les verts ont été une nouvelle fois l’ombre d’eux-mêmes, et redescendent à l’avant dernière place du classement. Triste. 76-58. Côté match, Dobbins avec 17 points et 6 passes s’est montré plutôt entreprenant. Cholet revient sur Roanne. Attention danger.

Benoit Gillet (Clermont)
Enfin, on termine avec le grand exploit signé Clermont. Après avoir livré un combat de taille face aux Manceaux sur l’ensemble de la rencontre (37-37 à la pause, puis 57-57 à la 30’), la lanterne rouge a fait plier la machine Mancelle qui restait pourtant sur six succès d’affilée. Quand on vous dit que le basket est incroyable ! Emmenés par un Skinn des grands jours (29 points mais aussi 11 fautes provoquées), les Clermontois ont montré un visage rassurant. Un visage qu’ils se doivent de retrouver dans un futur proche, s’ils veulent conserver l’espoir du maintien. Un Koffi transparent = un Le Mans transpirant. 75-72. Dommage il y avait une seconde place au classement à décrocher…
Arnaud CAEL