Romain Tillon (Saint-Quentin)
Avec la défaite du leader rouennais face à Brest et les victoires de Poitiers et Bourg, le haut de tableau est dès plus dense. En bas, Reims et St Quentin s’impose également. La lutte est intense à tous les niveaux (6 matchs avec moins de 5 points d’écart au final).
St Quentin renoue enfin avec la victoire, après cinq défaites d’affilées, face à son voisin châlonnais (78-75). Ce derby aura été très indécis jusqu’au bout. Les deux équipes se rendent coup pour coup dès le début du match (19-20, 10’), personne ne lâchant prise. A la mi-temps, c’est Châlons qui rentre aux vestiaires avec trois points d’avance (44-47, 20’) grâce à un panier au buzzer de Patiejunas. Très adroit à 6m25 (67% à ce moment du match), les marnais conservent leur petite avance et obligent les saint-quentinois à courir après le score (56-60, 30’). C’est alors que le SQBB va infliger un 15-7 à son visiteur pour inverser totalement la situation (71-67, 37’). Pourtant, St Quentin ne parvient pas à creuser l’écart en ratant 4 lancers francs consécutifs ! Heureusement Morlende prend les choses en main et inscrit les 7 derniers points de son équipe.
Duel au sommet en Bretagne où Brest recevait Rouen. Le match aura été ce que tout le monde espérait avant le coup d’envoi : un mano à mano entre deux équipes d’un niveau comparables. 17-15 à la fin du premier quart, le premier round est un round d’observation. La Breizh Team, devant son public, accélère et provoque le premier écart important du match (34-24, 16’), mais Rouen n’est pas leader pour rien et revient dans le match (37-31, 20’). L’écart reste stable pendant une bonne partie du troisième quart temps (48-41, 26’) mais plusieurs décisions arbitrales surprenantes permettent au SPOR de revenir à seulement deux points des brestois avant l’entame de la dernière période (52-50, 30’). Rouen repasse même devant (54-57, 35’). Le money time est tendu. Taylor, le meneur brestois, la joue d’abord individualiste sans succès. Mais c’est lui qui va offrir la victoire à son équipe en se ressaisissant dans les dernières secondes (65-63).

Nicky Bradford (Reims)
Reims renoue également avec la victoire, et là aussi le match a été très indécis. Il aura même fallu une prolongation au RCB pour se défaire de St Etienne (100-92). Dès le début du match, Bradford (29pts, 12rbds, 9fpr, 40 d’éval) est en grande forme et c’est lui qui va tirer ses coéquipiers vers le haut. Malgré cela, le SEB est toujours devant (45-47, 20’ ; 53-59, 24’ et toujours 65-66, 30’). Toujours à égalité à la fin du temps réglementaire (84-84, 40’), Reims va faire la différence grâce à une formidable adresse (60% à 2pts et 47,4% à 3pts). En face, Hachad aura signé le meilleur match de sa saison (19pts, 10 rbds, 28 d’éval). Malgré ce succès, Reims conserve la lanterne rouge.
Besançon n’y arrive décidemment pas et l’arrivée n’a donc rien changé. Ce week-end c’est Bourg qui est venu s’imposé en Franche-Comté (90-94). C’est la troisième défaite des bisontins à domicile. Au contraire la JL signe ici sa cinquième victoire d’affilée et revient fort sur Rouen. Waleskeowski aura pourtant tout fait (18pts, 12rbds et 31 d’éval). En face Lalugba réalise son meilleur match de la saison avec 23pts, 10rbds et 24 d’éval.

Pierre-Yves Guillard (Poitiers)
En s’imposant facilement face à St Vallier, Poitiers conforte sa seconde place et revient fort sur Rouen. Les drômois ont résisté une mi-temps (36-30, 20’). Même si les poitevins dominent la guerre des raquettes (22rbds à 12), leur faible adresse à trois points (2/14) et de trop nombreuses pertes de balles (10) ne leur permettent pas de creuser l’écart. Mais le PB86 à domicile est intenable, et le retour des vestiaires est fatal aux valloiriens (43-32, 22’ puis 63-41, 29’). Les hommes de Nelhomme déroulent et s’imposant très largement au final (84-55). Guillard réalise le meilleur match de sa carrière avec 16pts et 17rbds.
Quimper créé la surprise de la journée en allant s’imposer à Evreux après une double prolongation (91-96). Swift (30pts, 4rbds 5pds) puis N’Kembe ont su forcer le destin et pousser leur équipe en prolongation. Le match aura été l’occasion de montrer que les deux équipes ne reposent que sur leur cinq majeur (et même un 4 majeur) : 85 points (sur 91) pour celui d’Evreux, 90 (sur 96) pour Quimper. Le quimpérois Stewart est le meilleur joueur du match avec 32 d’évaluation (31pts, 5rbds, 6pd, 9fpr).

Jermayne Forbes (Boulazac)
Boulazac renoue avec la victoire (77-74)dans un match intense face à Nantes. C’est en misant plus qu’à l’accoutumé sur l’attaque que le BBD a construit son succès (25-20, 10’). Le second quart-temps est moins spectaculaire et Nantes en profite pour repasser devant à la pause (38-40, 20’). S’en suit un chassé croisé qui va durer toute la fin de match. Aucune équipe ne distance l’autre et c’est finalement Richmond qui offre la victoire à son équipe à 23s du gong final. Un dernier tir à trois points de Labeyrie n’y changera rien, les coéquipiers de Howell (16pts, 7rbds) s’impose malgré Freeman (25pts, 9rbds mais 10bp).
Fin de série sur la Côte d’Opale : Nanterre met fin à une série de trois défaites grâce à ce succès acquis difficilement (60-65) alors que cette défaite met fin à une belle série de deux victoires pour Le Portel. Cissé (25pts) montre enfin le potentiel que les acteurs du basket français voyaient en lui depuis de nombreuses années et porte son équipe vers la victoire notamment avec les lancers-francs de la gagne en toute fin de match. L’ancien limougeaud Bucknor (9pts, 13rbds, 2ct) se sera bien battu pour les portelois mais en vain.

Ivan Almonte (Limoges)
Troisième victoire en quatre matchs pour Limoges face à Aix-Maurienne (82-75). Ce bilan peut paraître flatteur mais il a de nouveau été acquis dans la difficulté par des limougeauds. C’est Aix qui prend le meilleur départ face à un CSP qui avait du mal à trouve ses intérieurs (14-18, 10’). Almonte (18pts, 10rbds, 27 d’éval) est bien le joueur qui porte le CSP sur ses épaules. Limoges est une équipe avec tellement de talent individuel que le danger peut venir de partout. Le groupe de star limougeaude va en profiter et signer un 11-0 dans le deuxième quart-temps qui fera mal aux aixois (46-36, 20’). Pourtant les savoyard s’accrochent et repassent même devant (63-57, 30’). La fin de match s’annonce palpitante. Finalement avec une adresse à trois points légèrement meilleure que ses adversaires, Limoges va s’imposer plus largement que la physionomie du match ne l’aurait laissé penser. Après la déroute à Nantes, Limoges repart.
T.Bardaud